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ON L’APPELAIT ”BATIGOL”

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Quand on demande à Maradona qui est le meilleur numéro 9 de l’histoire du foot, il répond Gabriel Batistuta. Il portait si bien son surnom, « Batigol », lui qui avait le but dans la peau.

Gabriel Omar Batistuta, nait le 19 juin 1969 dans la province de Santa Fe en Argentine. Adolescent, il se passionne pour plusieurs sports, dont le curling, le volleyball et le football. Il commence à tâter le ballon rond dans un petit club de quartier. À l’époque, il est loin d’être le joueur le plus habile de ses pieds et ne pense pas vraiment à faire une carrière professionnelle.

Il commence d’ailleurs à jouer au poste de gardien de but, un comble pour celui qui ignore qu’il deviendra plus tard le cauchemar de tous les gardiens. Rapidement, son entraîneur s’aperçoit qu’il possède les qualités pour jouer devant.

Son ascension est fulgurante, au bout de quelques matchs et entrainements, il tape dans l’œil des recruteurs des Newell’s Old Boys, où il signe son premier contrat pro.

Dès sa première saison, il participe à la Copa Libertadores, et malgré l’élimination de son équipe, il impressionne par sa force physique et son engagement total. Il signe alors dans le célèbre club de River Plate, mais ne parvient pas à s’y imposer. L’année suivante, il rejoint le club rival, Boca Juniors, où il se révèle alors aux yeux de l’Argentine et même de l’Europe.

À 22 ans, l’Italie lui tend les bras. Départ pour Florence, où il se voit confier la lourde tâche de remplacer Roberto Baggio, la légende italienne. Malgré ses nombreux buts sous les couleurs violettes de la Fiorentina, il ne peut empêcher la relégation de son équipe lors de sa deuxième saison.

Il refuse alors l’appel de nombreux clubs venus lui faire la cour, tels que le Real Madrid ou Manchester United, et reste à Florence pour jouer en Serie B.

« L’intérêt des grands clubs était flatteur, mais je n’y pensais pas. Mon souhait le plus cher a toujours été de rester à Florence, parce qu’un titre avec la Fio, c’est comme dix titres avec le Milan ou la Juve. »

L’histoire donnera raison à son choix du cœur, puisque la remontée est immédiate. Ses 168 buts en 269 matchs lui vaudront le surnom de « Batigol », comme si les buts faisaient partie de lui. Ce célèbre hurlement de joie, « Gooooooool », pour fêter un but en Amérique du sud, est désormais associé à Batistuta.

Il a laissé des souvenirs impérissables au peuple florentin. Pour les supporters de la « Fio », Batistuta c’est :« Un guerrier jamais dompté, dur dans la lutte, loyal dans l’âme ». Avec lui, la Fiorentina rivalise avec les meilleurs clubs italiens. En son honneur, une statue de lui trône devant le stade.

En 2000, il signe à l’AS Rome où il remporte aux cotés du tout jeune Francesco Totti leur unique mais mythique Scudetto (championnat d’Italie) en 2001. Autant dire qu’on se souvient toujours de lui à Rome…

Sur le plan international, avec la sélection Argentine, il remporte deux Copa Libertadores, en 1991 et en 1993.

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Il reste à ce jour le deuxième meilleur buteur de l’équipe nationale d’Argentine, derrière un certain Lionel Messi… Maradona déclara à son sujet : « Batistuta a la frappe la plus puissante du football mondial, il pourrait marquer avec un ballon de rugby. Parfois, il passe le match sans toucher un ballon, et puis il inscrit un triplé en dix minutes. »

par Melville Le Tellier / © DR / Journal Petit Pont
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