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LEGENDE : FABIEN BARTHEZ, « LE DIVIN CHAUVE »

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Son crâne chauve a été le porte bonheur de l’équipe de France durant la Coupe du monde 98, Laurent Blanc y claque une bise à chaque début de match. Jamais stressé, toujours prêt à rigoler, Barthez c’était : « Même pas peur ! »

Depuis toujours, Fabien a le sport comme passion. Né en 1971 à Lavelanet (Ariège), à 7 ans et demi il est essayé comme gardien de but par un éducateur qui remarque son potentiel. En parallèle, il occupe le poste d’arrière de son club de rugby.

Finalement, il s’impose dans les cages et, avec son mètre cinquante-cinq (1,55 m), remporte à 15 ans, en 1986, la coupe nationale avec la sélection U16 de la Ligue Midi-Pyrénées. Il intègre le centre de formation de Toulouse, sa carrière est lancée.

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En 1991, il dispute son premier match de première division qui ne laisse pas indifférent Bernard Tapie, le président de l’OM qui décide de le recruter.

Deux ans plus tard, il gagne la Ligue des Champions sous le maillot olympien sans aucune pression ! À 21 ans, il s’endort dans le bus qui l’amène au stade de Munich pour la finale contre le grand Milan AC pendant que ses partenaires se concentrent tant bien que mal. Il est tellement détendu qu’il en oublie même ses gants à l’hôtel !

En 1995, il devient gardien de Monaco et gagne deux titres de champion de France.

Fabien le tranquillou…

Mais c’est surtout lors de la coupe du monde 1998 de football que le génial Fabien va écrire sa plus belle page. À la veille de jouer la finale avec l’équipe de France, Fabien est toujours aussi « tranquillou ».

Il l’a d’ailleurs prouvé en quart de finale contre les Italiens pendant la séance des tirs aux buts en blaguant avec les remplaçants sur le banc. Philippe Bergeroo, l’entraîneur des gardiens, avait préparé un petit topo sur les tireurs italiens, sur leur façon de frapper… Mais Fabien en a fait une boule et l’a jetée !

Quand le tir de l’Italien Di Baggio s’écrase sur la barre, il ignore même que la France est qualifiée. Le petit malin ne connaissait pas le score pour ne pas ajouter du stress supplémentaire sur un tir décisif.

Revenons à la finale de 1998 où, à l’échauffement, le divin chauve fait mine de se tordre de douleur en criant qu’on lui a « pété le genou.» L’entraîneur des gardiens aura la peur de sa vie pendant que Fabien se marre. Idem pendant l’hymne national où il souffle un mot à Bixente Lizarazu et les deux joueurs éclatent de rire face à la caméra.

Lors de son premier face à face avec Ronaldo, il « défonce » l’attaquant brésilien alors que ce dernier est lancé en profondeur, dans une action restée célèbre. « Il n’avait peur de rien et donnait le sentiment que rien ne le touchait », relate Henri Émile, intendant des Bleus à l’époque.

Le nouveau champion du monde remporte également l’Euro 2000, et rejoint la même année le prestigieux club de Manchester United avec lequel il ajoute deux titres de champion en 2001 et en 2003 à sa collection.

Beaucoup pensent qu’il faut être fou pour être gardien de but, ça tombe bien car, avec Barthez, c’était le foot à la folie !

par Franck Paquet-Durand

©DR / Journal Petit Pont
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