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LEGENDE : JAY JAY « Okocha et la souris »

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Regarder jouer Jay Jay Okocha, c’est retomber en enfance et se rappeler nos premiers jeux avec les copains. Parmi eux, le fameux « Chat et la souris ». Ces feintes, accélérations, courses en zigzag, changements d’appuis et de rythme, esquives, arrêts et démarrages brusques pour ne pas se faire attraper. Bref, beaucoup de malice mais aussi le sens de l’observation et du déplacement pour rester le maître du jeu.

Aimer les dribbleurs et ne pas connaître Jay Jay Okocha c’est comme aller jouer au foot avec des copains et oublier le ballon… C’est à dire l’essentiel ! Car oui, Okocha appartient à ces magiciens du ballon rond capables d’inventer des gestes et d’éliminer une équipe entière à eux seuls. Cette famille des grands dribbleurs qui compte donc Okocha, mais aussi Garrincha, Maradona, Messi, Ronaldinho
Comme avec Maradona ou Ronaldinho, regarder dribbler Okocha est un véritable spectacle et en même temps a tout l’air d’un jeu d’enfants.
Cela paraît si facile et pourtant… En réalité, il est tellement à l’aise qu’on a l’impression qu’il se mesure à des enfants. Avec ses adversaires, il joue au chat et à la souris. Il les domine et finit toujours par remporter son duel, mais laisse croire à chaque fois à son vis-à-vis qu’il peut s’en sortir, par simple jeu, et pour mieux le mettre au pied du mur par la suite.

L’unique numéro 10 que j’ai admiré ” (Ronaldinho)

Quand Ronaldinho arrive au Paris SG à 21 ans, il trouve en Jay Jay Okocha une idole, mais aussi un joueur qui le protège et le prend sous son aile. Il n’oubliera jamais et fera de même au Barça avec Messi. Le Brésilien n’a jamais caché qu’il avait regardé plusieurs fois les gestes de Maradona et Okocha pour les reproduire et ajouter quelque chose en plus, sa touche personnelle !

Demandez à Oliver Kahn, légendaire gardien de but allemand, ce qu’il en pense… Le 31 août 1993, Okocha n’a que 20 ans lorsqu’il inscrit avec Francfort le but de l’année face au Karlsruhe d’Oliver Kahn. Il s’amuse dans la surface avec les défenseurs et le gardien qui ne savent plus où donner de la tête, feintant cinq fois la frappe de balle avant de marquer.

J’en ai toujours des vertiges ! ” (Oliver Kahn, 25 ans après)

Vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations en 1994 avec le Nigeria, champion olympique en 1996, nommé au FIFA 100 en 2004 (125 footballeurs vivants considérés par Pelé comme les joueurs les plus exceptionnels et les plus talentueux de leur génération), le génie de Jay Jay aurait mérité un bien meilleur palmarès…

Ceux qui ont eu la chance de le voir se souviennent à jamais de son talent.

Été 98, les Bleus de Zidane viennent d’être sacrés champions du monde que c’est déjà la reprise de la Ligue 1. Bordeaux accueille Paris pour la 1re journée. Le public français est encore sur son petit nuage, il va falloir être à la hauteur du spectacle de l’équipe de France en Coupe du monde.Ils ne vont pas être déçus… Il ne reste plus qu’un quart d’heure de jeu, lorsque Jay Jay entre sur le terrain pour ses débuts en France…

D’abord le silence, devant ce chef-d’oeuvre, puis le public bordelais se met à applaudir l’adversaire certes, mais l’artiste avant tout.

Et que dire des coéquipiers de Jay Jay, installés aux premières loges pour se régaler aux entraînements en observant les échanges entre Okocha et Ronaldinho, dignes des gestes les plus spectaculaires du cirque. Bernard Mendy, latéral du PSG, raconte :
« Lors des tennis-ballon, on s’asseyait autour d’eux et on les regardait jouer avec l’épaule, la poitrine, les fesses… C’était impressionnant. En technique pure, Okocha était meilleur que Ronnie. »

Aujourd’hui encore, Jay Jay est toujours aussi doué…

 

Okocha détient le record du plus grand nombre de dribbles au cours d’un match de Coupe du monde. Un record accompli en 1994 et jamais égalé. Il avait réussi 15 dribbles face à l’Italie de Roberto Baggio. Messi n’a même pas atteint la moitié de sa performance lors d’un match de Coupe du monde. Pour un spécialiste des petits ponts, virgules, coups du sombrero ou passements de jambes, cette distinction n’a pas de prix.

 

Article extrait du numéro 113 de Petit Pont, le 1er hebdo foot pour les 6-13 ans
© DR / Journal Petit Pont
infos et abonnement : journalpetitpont.fr

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