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ROBERT PIRES, la tête bien musclée

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Pour Blaise Matuidi, « le mental, c’est vraiment la clé. C’est 80 % de la réussite d’un footballeur. » Alors, nul doute, Pirès était un joueur très fort dans sa tête, capable de relever n’importe quel défi et mettre à l’honneur le football….

« Muscle ton jeu Robert ! Muscle ton jeu Robert. Si tu ne muscles pas ton jeu, fais attention. Je t’assure, tu vas avoir des déconvenues parce que tu es trop gentil… » Aimé Jacquet, le sélectionneur de l’équipe de France championne du monde en 1998, lâche ses quelques mots avant un match de Coupe du monde à Robert Pirès. Il souhaite le piquer, le rendre plus agressif sur un terrain.

Pires ne changera pas pour autant sa nature, celle d’un joueur technique, passeur, dribbleur, buteur…Pas méchant sur un terrain certes, cela ne fait pas de lui un joueur fragile. Il provoque, il élimine, il court des kilomètres.

Il deviendra même « invincible » avec son équipe d’Arsenal, remportant le championnat de Premier League en 2004 sans concéder la moindre défaite dans la saison. Un record ! Le championnat anglais n’est pourtant pas le plus tendre…

Arsène Wenger, le coach, sent pourtant que son équipe peut le faire : réaliser la saison parfaite, finir champion sans perdre un seul match. Il avait demandé la même chose l’année d’avant à son équipe qui avait échoué face à Manchester United sacré champion. Certains joueurs lui reprocheront d’avoir mis trop de pression. Pour eux, gagner le championnat sans perdre un match, c’est impossible…

Arsène Wenger leur répondra alors :

J’ai dit ça, car je pense que vous pouvez le faire. Mais vous devez réellement le vouloir. Ce serait un accomplissement incroyable d’être la première équipe à le faire. »

Message reçu cinq sur cinq par Pirès et ses coéquipiers (Vieira, Bergkamp, Henry…) qui vont réussir l’impensable. Personne ne résistera à cette belle équipe surnommée à jamais « Les Invincibles ».

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Robert Pirès n’est pas du genre à gagner ses duels en donnant des coups ou en intimidant son adversaire. Sa force, il la puise dans son mental de gagneur. C’est un joueur de défi et très tôt, il va le prouver.

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Quand il débute au foot, son premier objectif est de mettre autant de buts que son père Antonio qui marque près de 50 fois par saison avec l’équipe de son entreprise. Une ambition qui lui permet en 1983 de devenir champion de France U 10 avec son club de quartier qui remporte la finale au Parc des Princes après avoir éliminé l’AS Saint-Étienne et Lille…

Ses exploits le mèneront au centre de formation de Reims, puis au FC Metz et à l’Olympique de Marseille avant d’exploser chez les canonniers d’Arsenal. Sans oublier les Bleus et ses titres de champion du monde en 1998 et d’Europe en 2000.

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Là-encore, en finale de l’Euro, il fera preuve d’audace… Les Tricolores sont menés 2 à 1 face à une belle équipe d’Italie quand il entre en cours de jeu. Les Bleus égalisent grâce à Wiltord, Pirès, quant à lui, offre le but en or à Trezeguet après un magnifique débordement et un centre parfait en retrait.

Pirès ne reculait devant rien quand il s’agissait de football.

Par Franck Paquet-Durand
Article extrait du numéro 92 de Petit Pont, le 1er hebdo foot pour les 6-13 ans
©DR / Journal Petit Pont / journalpetitpont.fr

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