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« TORRES : l’enfant devenu grand »

 dans Légende

Surnommé « El Niño » (le gamin) en référence à son jeune âge à ses débuts, Fernando Torres va amasser les trophées comme un enfant collectionne des images. Mais sur le terrain personne ne le considère comme un gamin. Plutôt comme un immense buteur capable de transformer les plus grands stades d’Europe en petit terrain de jeu.

Saviez-vous que l’un des acteurs majeurs de la remontée de l’Atlético Madrid en Liga était un adolescent âgé de 17 ans ?

Né en 1984 à Fuenlabrada, dans la banlieue de Madrid, Fernando Torres rejoint à 11 ans l’Atlético, ancien club de son idole, l’attaquant italien Christian Vieri.

Il fait ses débuts en pro en 2001 à 17 ans. Très talentueux pour son âge, le jeune surdoué devient l’enfant de tous les supporters Colchoneros qui le surnomment tendrement « El Niño » (le gamin).

Pour eux, ce gamin buteur est une bénédiction qui permet de remporter la 2e division et retrouver l’élite espagnole. Une fois arrivé dans la cour des grands, aucune pression ne se dessine sur le visage du gamin. Le jeune blondinet empile les buts et fait sensation aux yeux de tous.

Du haut de ses 19 ans, il est même nommé capitaine, devant des joueurs de renom comme son futur entraîneur, Diego Simeone. Des années plus tard,« El Cholo » déclarera même toute son admiration pour son ancien coéquipier :
« Fernando est une légende absolue du football, il a gagné sa place par son travail, son engagement et le respect des autres. »

Pendant sept ans, le prodige fait le bonheur de l’Atlético de Madrid et s’impose comme l’un des meilleurs buteurs d’Espagne.

En 2007, l’enfant quitte le nid et s’envole pour l’Angleterre. Il rejoint Liverpool pour former un duo de folie avec Steven Gerrard. L’un passe les ballons, l’autre marque des buts. Pas de période d’apprentissage ou de temps d’adaptation pour El Niño. Il fait ses classes en Premier League avec facilité, réussissant son examen de passage brillamment.

Lorsqu’il entre sur le terrain, il fait penser à cet enfant euphorique qui se précipite dans la cour de récréation pour jouer avec ses copains. Il est animé par une passion et une énergie débordantes. Torres est un buteur rapide et puissant, un attaquant redoutable qui ne se pose pas de question et joue sans calculer, comme un enfant qui s’amuse.
Après une année pleine avec les « Reds » de Liverpool (33 buts en 46 matchs), Torres revêt un autre maillot rouge pour disputer l’Euro 2008 avec la « Roja », surnom de l’équipe espagnole. Il offre le titre à son équipe en inscrivant le seul but de la finale face à l’Allemagne. Lancé en profondeur par Xavi, il prend le dessus sur Lahm et conclut l’action d’une somptueuse balle piquée.

Pour El Niño le conte de fée ne fait que commencer. En 2010, il dispute la Coupe du monde en Afrique du sud. Encore une fois, l’Espagne et sa génération dorée (Casillas, Iniesta, Xavi, Busquets, Fabregas, Pique, Xabi Alonso, Ramos, Puyol, Torres, Villa…) remportent le tournoi.
L’enfant est devenu très grand, et les trophées sur l’étagère s’accumulent.
En 2012, le Red rejoint les « Blues » de Chelsea. Il qualifie son équipe en finale de Ligue des champions, éliminant le Barça et une grande partie de ses coéquipiers de sélection. À 10 minutes de la fin du match, il part seul en contre-attaque, dribble le gardien avant de pousser la balle dans les filets, un véritable jeu d’enfant.
Dans la foulée du succès en finale de la Ligue des champions face au Bayern, El Niño s’attaque à l’Euro 2012. C’est encore gagné, il finit même meilleur buteur ! L’Espagne signe un triplé à la suite Euro – Coupe du monde – Euro, ce qu’aucune équipe n’avait réussi jusque-là. Quant à Torres, il est le premier joueur de l’histoire à marquer lors de deux finales de l’Euro.
En 2015, l’enfant de Madrid rentre à la maison, pour finir sa carrière chez lui, à l’Atlético. Aux côtés de Griezmann, il remporte la Ligue Europa 2018, 2 ans après l’échec en finale de Ligue des champions, face au rival, le Real.

Torres fait partie du cercle fermé des joueurs ayant gagné les quatre titres internationaux majeurs (Coupe du monde, Euro, Ligue des champions et Ligue Europa. Le gamin savait ce qu’il voulait et avait souvent le dernier mot quand il s’agissait d’aller gagner un trophée. Sans doute le caprice du champion…

Article extrait du numéro 115 de Petit Pont, le 1er hebdo foot pour les 6-13 ans
© DR / Journal Petit Pont
Infos et abonnement : journalpetitpont.fr

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